Fac that shit (et autres merdes)

Cet article a été en grande partie écrit à l’avance et aujourd’hui, jour où je l’entame, j’ai été touchée par l’article de Miss Chanandler B (les deux derniers, en fait). J’ai commenté mais c’est difficile de faire passer ce qu’on voudrait en quelques lignes, et j’essaye d’éviter l’excès de « moi aussi blablabla » dans les commentaires pour éviter de me sentir égocentrique, même si parfois c’est le seul moyen que je trouve pour développer un bête « je comprends ». Donner des conseils n’est pas toujours possible et dans ce cas-là, je suis bien mal placée pour en donner.

Du coup, j’avais envie de m’étaler ici, puisque c’est chez moi et que je suis tout à fait autorisée à parler de moi. (Quand je dis m’étaler, j’exagère, parce que raconter la totalité de ce qui a eu une influence sur mes 3 années de fac serait excessivement long et inclurait de relater des évènements sur lesquels j’ai finalement tourné la page)(je rajouterai à l’adresse des Gourgandines qui subsistent, TMTC, comme on dit mochement).

Je me rends compte que même si j’ai fini par digérer les choses, de temps en temps je ressens le besoin de le raconter, assez brusquement. Je ne sais plus si j’ai déjà raconté la deuxième partie sur ce blog, si oui et que vous l’avez déjà lue, je vous présente toutes mes confuses.
La première partie, je pense pas l’avoir racontée avant, parce que ce n’est pas dû à des gens en particulier et que je ne ressens de la colère envers personne.

Bref. En 2005, j’ai eu mon bac et j’allais être en coloc avec mon meilleur ami rencontré en Terminale. L’autre membre du trio a commencé à travailler, si je ne m’abuse (on a  perdu contact avec elle à ce moment). Et la quatrième personne du trio (parce qu’on était un peu comme les Mousquetaires, en fait)(mais qui jouait le rôle d’Albert ?), ne faisait plus partie du groupe, mais moi perso je me suis réconciliée avec elle parce que je la connaissais depuis plus longtemps et voilà. Vous savez sûrement ce que c’est ;o. Elle est allée en fac de droit. Je vous laisse imaginer (ou pas) ce qu’avoir une copine déjà très sérieuse au niveau des cours qui va en droit peut donner.

Globalement, j’entre à la fac avec JLoMan (ce surnom lui plairait, je crois) en géo, Corazon en droit, et les copines de JLoMan dont certaines sont dans la même UFR que moi, mais même si j’avais bien repéré nos nombreux points communs, je n’osais pas m’incruster autant que je l’aurais voulu.

Avec JLoMan, on a réussi à dégoter un appart de 54m². Sauf que rapidement, je m’y retrouve toute seule la majorité du temps (54m² toute seule, c’est très grand, surtout avec très peu de meubles). Je crois que j’ai commencé à déprimasser à cause d’un mec. J’ai commencé à sécher les CM. J’ai continué à déprimer toute seule. J’ai séché des TD. Je voyais à peine JLoMan, je ne voyais plus notre copine du lycée, et Corazon était très occupée. Je m’étais quand même fait des copines à la fac, donc occasionnellement, je sortais. Très occasionnellement, en fait. A cette période je m’occupais l’esprit avec les Sims et la télé, je me sentais vide, sans énergie pour rien, inutile, bonne à rien, moche tout ce que vous voulez (pas forcément tout en même temps, mais bon). Et seule, surtout seule. Et je n’avais que moi à blâmer vraiment, donc je culpabilisais. Je culpabilisais d’avoir quasi abandonné la fac, je culpabilisais de ne pas donner de nouvelles à mes amis, je culpabilisais de ne pas être capable de sortir. Dehors c’était difficile, dehors je me prenais ma culpabilité de plein fouet, ou alors j’étais revigorée et 10mn après être rentrée, c’était fini et je me sentais encore moins bien qu’avant.
Arrive un jour où je m’engueule avec JLoMan (nous n’étions pas des colocs parfaits)(un mythe s’effondre, je sais). C’était une des dernières chose dont j’avais besoin, mais il ne pouvait pas le savoir.
Du coup j’ai continué sur ma lancée. Je regardais « Jamais deux sans Toi…t » toute la nuit, parfois en jouant aux Sims. Pas besoin de préciser que je mangeais mal, à n’importe quelle heure, et que je m’occupais pas vraiment de moi.

Honnêtement, cette année est très floue pour moi, encore plus que les autres. Le seul vrai repère que j’ai, c’est l’engueulade avec JLoMan en novembre. Inutile de dire que j’ai planté ma L1 de Langues Etrangères Appliquées.

Arrive l’été 2006 (je m’étais déjà réconcilié avec JLoMan, où – pour changer des Sims – je découvre le forum HP d’Allociné. Je ne sais plus comment j’y ai atterri, mais Quentin soit loué, c’était une bonne chose. Tellement bonne qu’elle a entraîné son lot d’INFORTUNES (le Prix Nobel de l’Euphémisme est pour moi cette année)(encore que quand je dis ça je pense moins à ce qui m’est arrivé à moi qu’aux autres).

La bande de gens que nous étions s’est rapidement exilée sur BUSE et nous avons noué des liens souvent très forts, beaucoup de filles et quelques garçons.

Avec tout ça, la fac reprend, je vais mieux, donc je vais en cours, mais je galère ma race (et je préfère passer du temps sur BUSE avec les copines, avouons-le) et j’abandonne encore une fois une grande partie des cours qui ne sont pas de l’anglais. Et je loupe mon semestre, forcément. Suite à quoi, je décide de changer de filière et d’aller en LLCE. Anglais, au cas où vous n’auriez pas deviné. 2007 commence donc bien. Je suis au taquet.
Et finalement, ça a loupé aussi. Je ne suis même plus sûre de ce qui s’est passé parce que je commence à mélanger ce qui s’est passé à partir de là.  En avril, je sais. Je sais parce que c’est à ce moment que j’ai commencé à tomber amoureuse de BatPoulet.

Pour vous la faire courte sur mon année et demie de LLCE, j’avais du mal avec les cours, finalement, et j’avais du mal avec BatPoulet (peur et complexitude, quand vous nous tenez ;o), et de la bonne grosse merde se tramait de la part d’un individu que nous nommerons Truc (je laisse cette histoire de côté, trop longue)(sans déconner, régulièrement je me dis qu’en la modifiant un tout petit peu, je devrais en faire un roman)(j’ai acheté un manuel de psychopathologie à cause de lui…), puis la Vache Psychotique, qui là, nous a tenu une putain de bonne couche. Et cette partie là je vais vous la raconter un peu quand même. Je crois que la morue d’Annecy a fait son apparition entre les deux, je ne sais plus… Sans compter la période où j’ai moi-même rompu avec BatPoulet, me rendant compte après que c’était une connerie, et voulant l’en informer pile le soir où il m’a dit qu’il avait une nouvelle copine.

Revenons donc à Vache Psychotique (c’est presque comme ça qu’on l’appelait avant qu’on arrête d’en parler), ou VP. VP était proche de Hazel à ce moment, à cause des conneries de Truc, dont Hazel était la principale victime. Nous avions aussi un autre « ami » du forum que nous appellerons Machin. Lui-même proche de certaines d’entre nous, et surtout d’une de mes chouchoutes avec qui j’étais moins en contact à ce moment par la force des choses. Machin était sensé avoir rencontré VP par hasard à son taf, ayant le même boulot. Coïncidence possible. Et un jour, Machin part en Australie soigner des koalas. Si je ne me trompe pas, Hazel et G. ont commencé à flairer du louche à ce moment, mais elles n’ont pas poussé l’enquête.
Un jour, on apprend avec horreur que Machin a fait une tentative de suicide. Relativement gore, si je me souviens bien. VP nous dit qu’il a laissé une lettre, et que la plupart d’entre nous sommes citées. Elle nous montre des « extraits » de la lettre. Sur le coup, on est choquées, on réfléchit pas. Mais pour résumer, après doutes et enquêtes (les adresses IP, c’est vraiment génial, on le dira jamais assez), on se rend compte que Machin n’existe pas. Du tout. C’est VP qui jouait le rôle de Machin.

L’histoire de DG, j’ai moins été une part de la chose, à part une engueulade entre 2 amis dont nous ne sommes pas sûrs qu’ils aient existé qui m’a laissée à deux doigts de balancer un verre (et ce n’est Vraiment pas mon genre)(encore moins à l’époque). A part cet épisode de la saga DG, ma souffrance était très différente des autres fois. Parce que je souffrais de voir une de mes meilleures amies souffrir. Voir quelqu’un à 5 mois d’écart mais le double de kilos en moins, ça fait bizarre. Vraiment.

Mon problème avec tout ça a été un manque total de concentration sur mes études, contrairement à ma première L1. J’aurais dû dire « Je vous kiffe, les meufs, mais là je peux pas m’en occuper, je recommence à partir en sucette. » Mais je n’arrive pas à faire ça. Dès que ça allait mieux, une autre tuile nous tombait sur le coin de la gueule, entraînant parfois de la douleur, parfois de la colère, parfois de la frustration, parfois tout ça plus une cuite sur msn au Réveillon et je n’ai pas du tout été capable de m’en débarrasser pendant mes journées. Sans compter qu’à force de frustration, quand ça pète, ça pète vraiment, et ma diplomatie passe au mixer. Passait au mixer. J’ai un peu grandi avec toutes ces conneries, quand même. Plus avec ce qui s’est passé après, finalement, mais tel est le fait.

J’ai très mal vécu ces trois histoires, j’ai foutu en l’air ma fac d’anglais alors que c’était précisément ce qui aurait pu m’aider à prendre de la distance par rapport aux saloperies de ces tarés et à leurs conséquences.

A la rentrée 2008, je suis entrée à l’IUT et ça allait beaucoup mieux. Et j’étais CONTENTE que ça aille mieux. Je me suis aussi fait de nouvelles amies (Etoile Sadique et Vivi Layton, notamment) et sans rentrer dans les détails, ce fut salvateur pour la suite.

Morale: QUOI QU’IL ARRIVE, ne séchez pas plus de 2 CM à la fac (ne séchez pas du tout à l’IUT ou ailleurs), faites vos devoirs et investissez-vous même si au début c’est artificiel. C’est aussi en s’intéressant qu’on devient s’intéresseron intéressé.
Si vous sentez que vous commencez à décrocher – pas forcément seulement des cours, mais de la vie d’étudiant en général – ne vous dites pas que les gens s’en fichent. La majorité des gens que je connais ont eu du mal pour leur première année, parfois plus, c’est pas une tare, vous n’êtes pas nul, vous n’êtes pas anormal. Parlez-en, défoulez-vous, de préférence avec des gens dont vous pensez qu’ils peuvent détecter un problème même si vous n’arrivez pas à dire exactement ce que vous ressentez mais ne vous reposez pas là-dessus. Ne faites pas comme moi, ne gardez pas ça pour vous.

PS: Pour information, il semblerait que VP ait été en hôpital psychiatrique peu après nos mésaventures avec elle. On soupçonne fortement Truc d’être lui aussi malade.

PPS: Je vais probablement me demander si j’aurais dû publier ça, mais comme dit Rizzo, à la guerre comme à la guerre.

4 réflexions sur “Fac that shit (et autres merdes)

  1. Flippant l’histoire avec VP :s ! Il y a des gens sacrément atteint…

    J’ajouterai à ton discours : ne travaillez pas en même temps que vos études… Perso ca m’a plombé et j’ai eu un mal fou à valider ma L3 (plus envie de se casse le cul, trop dans le taf)…
    J’ai aussi fait un IUT (mais dès le départ, choix de mes parents) et ca m’a bien aidé, je crois qu’en Fac je n’aurais rien foutu…

    1. Mes parents voulaient que je travaille quand j’étais à la fac, mais j’ai jamais cherché. même sans les merdes autour, je savais bien que je serais pas capable de tout gérer. J’imagine pas le bordel si je les avais écoutés.
      Et c’est vrai que l’IUT, c’est vachement bien pour avoir plus d’encadrement que la fac, surtout qu’on est pas non plus traités comme des gamins, ou même comme des lycéens (enfin ça doit dépendre des endroits, je suppose ^^).

  2. Tu racontes ici des situations qui ne me sont pas étrangères, sauf que moi c’était au lycée..
    C’est quand même incroyable les choses qu’internet nous fait vivre et la place que le virtuel prend rapidement dans nos vies quand on est jeune et un peu « fragile » … Je me demande encore comment j’ai pu me laisser subir certaines choses !

    En tout cas, maintenant ça a l’air d’aller mieux, et ça c’est le plus important 😉

    1. Dis donc, mon blog avait mis ce commentaire dans les indésirables, le con ;o.
      Sinon, ben je plussoie… Cela dit, je ne regrette pas. C’est sûr que parfois je me dis que si je n’avais pas fait venir untel sur le forum, pas mal de choses ne seraient pas arrivées, et bla bla bla, mais d’une, il serait quand même venu au bout d’un moment, de deux, les moments difficiles, ça crée des liens entre celles qui ne sont pas cinglées (ou juste un peu).

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